Les conséquences funestes d’a priori en sciences naturelles invitent à fonder celles-ci sur les faits observés et expérimentés, en éliminant les a priori et erreurs de raisonnement, ce qui devrait faire l’objet de recherches par des spécialistes de l’intelligence artificielle.

L’histoire des derniers siècles nous montre bien cet enchaînement. Copernic et Galilée ont affirmé, mais sans preuves, que le soleil était le centre du monde. S’ils s’étaient contentés de parler par hypothèse, ce que le cardinal Bellarmin avait demandé à Galilée de faire, ils n’auraient pas été condamnés par le Saint-Office, lequel, de ce fait, n’aurait pas récusé la mobilité alors probable de la Terre. Il n’y aurait alors pas eu de réaction contre l’Eglise.

De même Descartes, s’il s’était attaché aux faits, n’aurait pu fonder ses jugements sur les seules idées claires et distinctes, idées persuasives qui ont conduit Stenon à son a priori, et Newton à ses lois inexactes énoncées avant les preuves empiriques. Or Descartes a ainsi engendré la philosophie des lumières, laquelle, notoirement antireligieuse chez Voltaire, a conduit à la révolution de 1789 et à la chute de la monarchie des Bourbons, remplacés par Napoléon 1er et plus tard Napoléon III, qui ont déclenché des guerres. Objectivement, ces évènements n’auraient pas dû avoir lieu.

Et sans une géologie historique fondée sur un a priori inexact, Darwin n’aurait pas été conduit à écrire “L’origine des espèces”, postulant cette lutte pour la vie entre espèces dont Marx et Engels se sont inspirés pour prôner la lutte des classes. Alors Staline serait peut-être resté séminariste et Hitler, peintre, ce qui nous eût évité la seconde guerre mondiale.

Leurs a priori étant mis à jour, les incidences précédentes s’effondrent. On ne refait pas l’histoire. Mais en redevenant objectifs, nous devrions être capables de lui faire reprendre le chemin de la Vérité, tant au point de vue scientifique, politique, métaphysique, que moral et spirituel. L’homme, n’ayant aucune preuve d’une cause évolutive de l’univers, doit, comme le firent les civilisations anciennes, se poser la question : “Qui a crée l’univers ?”. Pour les croyants, il y a une réponse spirituelle exprimée par la Bible dont la chronologie a été contestée par les millions d’années attribuées aux espèces vivantes, dont l’Homme. Ayant remis en cause les fondements et la chronologie de la géologie historique, les croyants, libérés de cette contestation géologique, peuvent adhérer à nouveau à la crédibilité de la Bible, qu’il s’agisse des juifs, chrétiens, musulmans.